L’idée n’est pas si stupide, alors que pour inciter les français à changer leur comportement, une taxe de pollution, dite taxe carbone, est finalement instituée par le gouvernement.

"Vélo-taffeuse" à Fruita, ColoradoPour qu’elle soit complète, juste et efficace, il faut certes d’un côté donner un coût aux activités polluantes, mais également récompenser ceux dont l’effort de réduction va au-delà, et les déplacements à vélo en sont le meilleur exemple.

“Ce type de déplacement ne représente pas plus de 3 % du trafic en France, alors qu’il atteint 27 % à 35 % dans des villes comme Karlsruhe, Fribourg ou Copenhague”, souligne Jean-Marie Darmian, maire (PS) de la petite commune de Créon, en Gironde. M. Darmian préside le Club des villes et territoires cyclables, qui regroupe plus de mille collectivités locales souhaitant promouvoir l’usage du vélo comme “mode alternatif de déplacement”.

Des mesures incitatives, à l’achat comme à l’utilisation d’un vélo, avec ou sans assistance électrique, dans le cadre des transports domicile-travail, sous forme de prime et/ou de crédit d’impôts, sont ainsi proposées par ce club au gouvernement, comme c’est déjà le cas en Belgique ou aux Pays-Bas, des pays déjà largement acquis à cet usage.