Un raid de 2 jours en Italie proposé par David, alias RecoB, et l’ASCVTT, d’après un topo VTTour d’intégristes. Pas moins de 13 bikers dont trois bikeuses ont dit oui, sans doute fascinés par la cultissime (et kitchissime pour la musique) vidéo qui accompagne son descriptif et compte-rendu dithyrambique.

Tour du Pelvo-d'Elva

Il faut dire qu’ils savent y faire sur VTTour, lorsqu’on y lit des résumés tels que “…des paysages qui tuent, des montées qui fracassent, des portages qui font mal et des descentes qui déchirent. Bref du vrai bonheur mais qui se mérite“, notre esprit sélectif à tendance à mélanger tous ces adjectifs contradictoires, pour n’en conserver que la notion d’exception !

Pourtant, le vététiste avisé doit savoir que l’emploi de certains verbes tels que “faire mal” ou encore “se mériter” dans un compte-rendu est tout sauf anecdotique, surtout lorsqu’ils sont rédigés par les sus-dits intégristes du vélo de montagne version “hardcore” !

A n’en point douter, cela serait certes sublime, mais pas sans une certaine souffrance : on l’a bien confirmé.

Voyage

L’Italie regorge de parcours et de paysages qui n’ont rien à envier à nos sommets préférés. Mais malgré l’apparente proximité, se rendre dans la vallée de Varaita depuis le pays niçois exige un peu de patience avec le fastidieux détour par Vintimille, la Roya, Tende et son tunnel d’un autre âge, Cuneo, et l’enchainement des longues plaines proches du Pò, jusqu’au village de Chiesa, avec une signalisation à la logique toute méditerranéenne (GPS auto utile dans ce cas précis).

L’excellent diner servi dans l’unique auberge de Chiesa nous met bien en condition, surtout pour trouver un emplacement de camping en pleine nuit noire. Heureusement que les averses orageuses du soir ont cessé, que les corps sont fatigués, et que la partie la plus intégriste du groupe a accepté de jouer le rôle des navetteurs en retournant au point d’arrivée de Chiesa tandis que nous avons gagné +300m de route vers Santa Anna, point départ réel (au sens “non bitumé”) de la boucle.

Paysage

Au risque d’être un peu répétitif, et de paraphraser les autres commentaires déjà publiés, le versant Italien des Alpes de Haute Provence est tout aussi riche en panoramas grandeur nature, et il faut un oeil observateur pour différencier les deux aux travers de détails tels que le balisage, les vaches nettement majoritaires face aux moutons, l’architecture des fermes et vieilles  granges d’altitude… Quant aux marmottes et aux bouquetins,franchement la différence d’accent est imperceptible !

Certains apprécient les ciels purs, nettoyés de toute forme de nébulosité, ceux-là même qui transforment subitement les cliqueurs d’APN bas de gamme en photographes semi-pros. Pour ma part je vibre surtout dans les atmosphères changeantes, avec ces nuages qui promènent leurs ombres passagères et leur contrastes de lumières au gré des vents et des reliefs, quand ce n’est pas la brume qui monte de la vallée et qui change toute la mise en scène, pour mettre en avant tel ou tel versant. Tu photographies trois fois le même paysage à dix minutes d’intervalle et tu obtiens trois rendus complètement différents. Comme en Bretagne quoi.

Portage

Adulé par certains, détesté par d’autres, on peut dire que la pratique systématique, ou à fort pourcentage, du “porté de biclou en terrain hostile” est très diversement appréciée. Le topo en prévoyait une bonne dose, et elle y était pour sûr.

Il y a ceux qui poussent coûte que coûte, jusqu’à ce que la hauteur de marche ou de mur les oblige à passer sous le vélo. Il y en a d’autres qui préfèrent caler leur cadre sur le dos à peine descendu de la selle. C’est selon. Et une fois la bonne position d’équilibre trouvée, le tube transversal en travers des épaules ou sur le côté, on finit par aménager les zones d’appui avec des mousses, histoire de ménager les pauvres cervicales et clavicules. C’est d’ailleurs un sujet de discussion très porteur dans les forums !

Je reviendrai sur cette pratique et ses dérives constatées dans un autre billet, car il y a beaucoup à dire… 🙄

Volages

Ils étaient jeunes et légers, ces deux bouquetins sortis de la brume au passage des Torre Castello, tandis que l’on faisait une pause après la toute dernière ascension du jour.

Timides et très curieux, ils nous ont contourné, à peine à quelques pas, par enjambées adroites et silencieuses. Susie s’est prise l’espace d’un instant fugitif pour le petit Prince, essayant d’apprivoiser le plus curieux des deux. Il aurait juste fallu plus de temps, alors que le groupe pensait déjà à la bière fraiche dans le jardin de la Tavernetta di Diego à Sarreto, pour qu’il s’approche encore, jusqu’à portée de main.

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Montage

La vidéo HD avec l’APN c’est bien. La monter et la mettre en musique pour la présenter, c’est mieux. J’y travaille, j’y travaille 😉 (et on ne ricane pas au fond de la salle !).

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10 juillet 2010