Sospel est un spot azuréen à part sur la planète VTT. Sans doute l’un des plus riche de la région en terme de nombre, et de qualité de sentiers. Son club dynamique est aussi l’initiateur de la formule rallye/enduro VTT dont le succès explose aujourd’hui.

Alors lorsque la nouvelle équipe de Sospel VTT annonce son rallye annuel 2010, enfin intégré qui plus est au 1001 Enduro Tour, c’est l’assurance d’une très belle épreuve à guichets fermés.

Rallye de Sospel 2010

Impressions en vrac d’un équidé ouvreur pour la Banana smilie et le vélo-balai 😉

Les sirènes du marketing

Le club de Sospel est nominé à l’équipe marketing la plus efficace du circuit !

De la com’ internet à tous les étages, une newsletter complète, fréquente et personnalisée, un design (affiche, logo, plaques, tee-shirts…) hyper efficace, de la présence sur le forum 1001sentiers pour répondre à toutes les demandes, de la promotion pour la commune et ses commerçants… Rien n’a été laissé au hasard. Beau boulot Joel !

Bandeau Rallye de SospelL’Agaisen élimé ?

Depuis toujours, la politique du club de Sospel a été de dévoiler très en avance le tracé du parcours, afin de permettre et aussi d’encourager les reconnaissances. Cette particularité a même généré une “exception” dans le règlement du 1001 Enduro Tour, quelque peu débordée sur ce coup (chapitre 4.1)…

Alors au-delà de la question d’équité sportive, l’argument “économie locale” est-il justifié pour encourager le limage effréné de certains pilotes, parfois navettes à l’appui, dans les semaines précédant la course, avec l’usure associée des sentiers et les inévitables ouvertures de coupes sauvages, ainsi que les risques de désagréments pour les riverains ? La question mérite d’être posée, même si la commune de Sospel a intégré de longue date le VTT loisir dans ses aménagements, ce que l’on ne pourrait lui reprocher.

L’épreuve météo

C’est incontournable depuis le début de l’hiver, la météo est lunatique et cyclotomique. Et tandis que les prévisionnistes continuent à prévisionner, les  vététistes persistent à se torturer.

Dans la semaine qui précède la course, cela alimente invariablement des discussions sans fin sur les risques de cataclysme associés au bon choix de pneus… Ainsi s’expriment les angoisses des enduristes 🙂

Et comme bien souvent, il ne pleut quasiment pas, le soleil fait des clins d’oeil, et les absents frileux ont toujours tord !

Transpondeurs : la fausse bonne solution ?

Chaque année, quelques petits ratés de chronométrage déchainent les discussions sur la méthode employée et la technologie utilisée.

Quels que soient les sports dépendants d’une mesure précise du temps, les problèmes restent les mêmes : erreurs humaines, gestion des décalages dans les ordres de départ, chronos ou informatique récalcitrants, sans parler de la feuille Excel qui bogue ou de l’imprimante qui imprime plus.

Heureusement, le saint Graal est là pour tous nous sauver ! Moyennant une somme rondelette de 5000€ pour le club 😯 , partiellement reportée sur le prix des inscriptions 😕 , une société spécialisée vous fournit la totale : puces transpondeurs, systèmes de détection et d’enregistrement sur les départs et arrivées (biiiip), logiciel de classement, et hop, yapluka !

Oui mais… Y’a les pilotes qui trainent un peu trop près de la zone d’arrivée et qui bipent plusieurs fois, y’a les programmes de classement (à moins que ce ne soit le programmeur) qui ne savent pas additionner et classer simplement des listes de temps, y’a des concurrents dont les temps disparaissent des spéciales (et qui ne sont donc pas classés), y’a des temps parfois bizarres selon l’ordre d’arrivée constaté. Bref, cette débauche technologique finalement assez lourde et très couteuse (caution pour les puces qu’il ne faut pas perdre, zones de départ et d’arrivée bardées de matos, personnel…) est-elle vraiment la solution ultime ?

Personnellement, je reste convaincu qu’une informatique légère, fiable et bien conçue, et des bénévoles briefés comme il faut, reste le système le plus souple, le moins couteux, et le plus adapté à la discipline.  Du moins tant que la cible principale de ces organisations reste le monde des amateurs passionnés, ce qui est heureusement toujours le cas pour le moment 😉

Glisse, vitesse et trajectoires tendues

A Sospel, ça roule fort, avec des vitesses parfois limitées par la seule barrière psychologique (ou par des arbres qui traversent au mauvais moment pour certains), du moins pour ceux qui n’ont pas complètement déconnecté leur cerveau.

Avec la pluie fine de la nuit, le terrain n’est certes pas vraiment gras, mais les très nombreuses racines en biais et autres dalles minérales exigent encore plus de doigté qu’à l’accoutumée. Quelques passages toujours exposés ne tolèrent aucun relâchement de la concentration.

Le blocage de la première spéciale pendant 45 minutes pour laisser le temps à un pauvre pompier de remonter sur son dos et sur 500m un gars à la cheville blessée (le pompier était blanc, à son arrivée !), accompagné par le son des sirènes à plusieurs reprises, refroidissaient un peu les ardeurs.

Le pote OzzyRider a même trouvé le moyen de se fracturer son nez sur un arbre malgré un casque intégral monocoque en bonne et due forme ! Tandis que notre Spykie national s’est offert une grosse boite à mach 2, heureusement sans trop de gravité, mais le privant ainsi de précieuses secondes pour la plus haute marche du podium M2.

Sinon, les 1350m de dénivelé étaient tous concentrés sur l’Agaisen, sur des sentiers déjà très connus des locaux, avec deux très jolies variantes ouvertes pour l’occasion.

A la question pourquoi les autres massifs n’étaient pas plus exploités comme c’était le cas dans les premières années : il y a d’abord le problème météorologique saisonnier, avec des versants nord parfois gelés tardivement dans la saison, et puis aussi  l’éloignement des différents sites de départs que cela supposerait. Mais je suis persuadé qu’avec le potentiel de la zone, d’autres spéciales inédites verront le jour lors de futures éditions 😉

Bénévoles on vous aime

On le répète à chaque épreuve, mais il faut imaginer le travail en amont pour convaincre, réunir, organiser, briefer et soutenir une armée de bénévoles, tous souriants, efficaces, disponibles, et tout simplement aimables.

A Sospel c’est un sans-faute sur toute la ligne ! Merci pour leur dévouement.

Goodies

Alors entre la plaque collector, le tee-shirt super classe, les ravitos oh oh, les pasta ah là là (avec le soda), la tombola hola là… Même si on casse, on est pas déçu 😉

Rouler à Sospel

Au risque de me répéter, Sospel est un paradis pour le VTT Enduro. Donc avec ou sans “reco officielle”, on y vient toute l’année pour y rouler, on y boit des bières sur les terrasses ombragées, on s’y prépare des méga picnics avec les produits du terroir, et comble du luxe soucieux de l’impact climatique : on peut même y monter en train avec le vélo depuis la côte !

Chez les autres

Mes quelques photos

La reco du dimanche précédent

Le rallye