Ca y est ! On y a enfin participé, et on l’a terminé ! Depuis le temps que cet Enduro VTT d’exception se refusait chaque année face à  des empêchements divers, nous ne voulions pas louper cette édition 2013 : inscription en ligne pile à l’heure d’ouverture (pour bénéficier au passage du maillot EPM Giant offert aux 100 premiers inscrits), et préparation sous forme d’un séjour sportif en montagne dans le Queyras pour nos deux semaines de congés estivaux.

EPM 2013Cette préparation en altitude, agrémentée de randos variées épicées de nombreux portages a non seulement porté ses fruits, mais elle nous a surtout permis de passer le gros obstacle inédit de l’édition 2013, celui de la liaison 2 avec ses 1300m positifs dont 400m de portage raide, et qui gonflait les chiffres des 4 spéciales du seul samedi à plus de 2000m et 50km, le tout en rythme course ! Chiffres que l’on effleure pour ainsi dire, jamais…

La vingtaine de filles inscrites seront donc à la peine ce premier jour, tout comme bon nombre de garçons qui ne seront pas dans les temps au départ de l’incroyable spéciale 2, au Pas de Trotte sous la cime de Chamoussillon, à 2133m, avec une arrivée 1130m plus bas à St Martin d’Entraunes, en passant par tous les étages de la végétation et tous les types de terrain. Banana (unique fille en Master 3) y va au mental, tandis que je trépigne de ne pas pouvoir l’assister dans les portages comme j’ai l’habitude de le faire en rando.

Les spéciales plus courtes telles que l’Hitachi, les fameuses terres grises, ou encore la “sans chaine” à Valberg ont chacune leur particularité mais toutes concentrent plaisir et pilotage complet.

La dernière spéciale du dimanche sera d’autant plus difficile à aborder qu’il faut déjà grimper sous le dôme du Barrot depuis Valberg, sous la pluie, et dans le blizzard, avec une longue et frigorifiante mise en ligne des partants (à peine plus de 200 courageux) en mode “poursuite”, et que la récupération des gros efforts de la veille est loin d’être complète pour notre part.

Sous le dôme du Barrot

Banana le paiera cher en subissant le beau tracé dans les terres rouges de bout en bout, tandis que de mon côté, après une première moitié poussive à gérer plus ou moins bien les dévers gauches sur l’herbe mouillée ou la terre fuyante, je retrouve le plaisir et le pilotage dans la deuxième moitié de la descente, alors que les nuages fantomatiques se déchirent progressivement sur le Cians.

Avec des moyens supérieurs à la norme (Giant et autre sponsors), une armée de bénévoles, les communes de Guillaumes-Valberg très impliquées, une organisation quasiment sans faille, un terrain de jeu d’exception, et une famille Giordanengo hyper active et efficace, le CSPM des Portes du Mercantour propose un Enduro hors normes qui est déjà devenu un grand classique. Et malgré l’indispensable préparation pour aborder sereinement l’ensemble du parcours, les inscriptions seront probablement vite bouclées l’année prochaine !

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