Slickrock, the ride that made Moab

Slickrock, the ride that made Moab

25
septembre
2017
Pas de doute, le Slickrock bike trail est unique au monde et vaut à lui seul le déplacement à Moab dans l’Utah. Et pourtant, pas de longues descentes, ni d’épingles techniques, et encore moins de pierres instables, ou d’adhérence limite, non, pas la peine de comparer, ce trail est définitivement hors catégorie.

25 Sep 2017 | Featured Header | 1 commentaire

Pas de doute, le Slickrock bike trail est unique au monde et vaut à lui seul le déplacement à Moab dans l’Utah. Et pourtant, pas de longues descentes, ni d’épingles techniques, et encore moins de pierres instables, ou d’adhérence limite, non, pas la peine de comparer, ce trail est définitivement hors catégorie.

Mais alors, pourquoi tant de superlatifs ? Pour un parcours qui fait moins de 600 m de dénivelée cumulée, avec à peine 18 km pour ses deux boucles (practice loop + main loop) et que les meilleurs arrivent à boucler en une heure trente ?

Pour répondre à ces questions, voici une liste de taglines que l’on aurait pu lui attribuer, selon sa sensibilité ou l’approche choisie.

Un des quelques campgrounds de Sand Flats recreation area, juste devant le parking lot de Slickrock

Roller Coaster

C’est bien simple, ça n’arrête pas ! Une infinie succession de creux, de bosses, de dévers, de walls montants ou descendants, de half-pipes, de passages en “bac à sable”, un immense skate parc naturel avec en plus toutes sortes de trajectoires possibles en dehors des “clous”, ces tirets blancs peints à même la roche et qui balisent l’ensemble du parcours.

Ici, c’est le challenge permanent, on peut même “zoner” pour aller franchir ce wall ride circulaire de plus en plus haut, tenter de gros franchissements ou un drop dans les étoiles, etc.

Sandstone

La zone de jeu se situe sur Navajo Sandstone, les restes d’un ancien désert de dunes formées par des vents violents puis pétrifiées avec le temps. Oui, c’était du sable. Une fois durci comme du grès, puis érodé au court des millénaires, on obtient une gigantesque surface minérale aux courbes harmonieuses et lisses.

Big Heart

Gros coeur solide et force explosive de rigueur. Ici c’est le royaume du fractionné ! Une succession de murs à monter ou à descendre, avec à chaque fois un petit challenge pour tous les niveaux.

Sans parler des “sand boxes”, des passages en creux ou le sable rouge s’est accumulé, et que les meilleurs arrivent aussi à franchir à zéro, y compris la marche qui va bien pour en sortir.

Et puis il y a la déshydratation qui guette, avec l’effort, la chaleur et le rocher chauffé à blanc! Enfin, après le voyage et le jet lag de 8 heures, nos muscles sont eux aussi bien pétrifiés.

Tire dream

Révisez sérieusement vos notions d’accroche et d’adhérence concernant les pneus. Ici, seul le manque de puissance vous empêchera de monter !

Là, seule la peur vous empêchera de descendre ce mur quasi vertical, ou de passer ce dévers indécent, gaffe à la pédale en amont ! Même les pneus usés jusqu’à la moelle, ou de piètre qualité, tiennent le parquet.

Les traces noires dans les murs ne sont dues qu’aux bikers débutants ou craintifs. Tel le gecko, vous êtes scotchés au rocher, et ça c’est fun.

Scenic Trail

Ici, vue imprenable à tous les virages. D’abord les formes presque liquides de la roche, sa couleur ocre plus ou moins claire, ses ilots de verdure dans des trous de sable formant des ovales ou des cercles parfaits.

Les vues lointaines vers le désert et ses formations minérales verticales. Et bien sur les panoramas plongeants aux détours de la main loop sur la faille de Moab, le canyon de la rivière Colorado, ou les plus petits Abyss et Echo canyons.

Et puis la lumière, toujours changeante, surtout au lever ou au coucher du soleil.

On ne vit qu’une fois

Double sens. D’abord, l’exceptionnelle adhérence, l’apparente facilité du terrain lisse, et la fréquentation du trail ne doivent pas faire oublier qu’il est très facile d’aller à la faute. Les accidents sont fréquents. La roche est dure partout, les prises de vitesse sont redoutables, certaines trajectoires débouchent à la verticale 200 mètres plus bas. Concentration de rigueur, et réserve d’eau en quantité, car on s’y déshydrate en un rien de temps.

En revanche, tout mountain biker dans l’âme souhaitera connaître ces sensations et ces paysages au moins une fois dans sa vie…

1 Commentaire

  1. Pierrot

    test

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