Dès lors que l’on aime “l’image”, on ne part pas vers une destination lointaine et exotique sans être certain d’en rapporter un maximum. C’est dans cet esprit que nous avions décidé Banana et moi, de nous équiper juste avant le départ d’une caméra embarquée, l’incontournable GoPro HD. En plus de nos deux petits APN sur-puissants : le Panasonic Lumix TZ7 pour moi, et le Sony Cyber-shot HX5V pour elle, tous deux également équipés de fonctions vidéo HD. Ça, c’est la première étape. Après, il faut maitriser ces outils, les utiliser, beaucoup les utiliser. Et invariablement, on se dit au retour, en regardant la chronologie numérique, qu’il en manque encore, qu’il à des “trous”, des ratés, des oubliés… Et puis enfin la dernière étape, la plus fastidieuse, et souvent la plus délaissée dès que le quotidien resserre son étau : le tri et le post-traitement.

Le casse-tête du montage

Dérusher, assembler, traiter l’image, le son, titrer, gérer les enchainements de plans, trouver une sonorisation de fond, et exporter le tout dans un format qui soit du meilleur rapport poids/qualité que possible, bref, du montage vidéo ! Au-delà de la maitrise des logiciels de montage, il y a le matériel qui doit les faire tourner, et c’est là que le bât blesse ! Le déferlement de la vidéo HD accessible à tous ne sous-entend pas forcément que la moindre tentative de montage ne pourra pas se faire décemment sans un ordinateur puissant de dernière génération.

Processeur, mémoire vive, et carte graphique doivent être dimensionnés dans l’esprit d’une machine dédiée au jeux récents et aux traitements lourds par exemple Alors en attendant d’être mieux équipé, il faut dégrader la qualité des vidéos et se résoudre à des montages simples, non exempts de saccades et autres petits défauts dus à l’encodage.

L’utilisation de la GoPro exige aussi de l’expérience. Un bon montage sur casque ou en ventral, un bon cadrage (sans écran de contrôle jusqu’à il y a peu), des angles variés, l’utilisation de plans fixes, souvent oubliés, la gestion de la batterie (une de rechange au minimum), des bips de mise en route (parfois inaudibles), etc. Voici déjà une première tentative de 10 minutes dans les escaliers de Manakamana (oui, ça bouge un peu 😉 ).

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