Dès lors que l’on aime “l’image”, on ne part pas vers une destination lointaine et exotique sans être certain d’en rapporter un maximum.

C’est dans cet esprit que nous avions décidé Banana et moi, de nous équiper juste avant le départ d’une caméra embarquée, l’incontournable GoPro HD. En plus de nos deux petits APN sur-puissants : le Panasonic Lumix TZ7 pour moi, et le Sony Cyber-shot HX5V pour elle, tous deux également équipés de fonctions vidéo HD.

Les escaliers de ManakamanaÇa, c’est la première étape. Après, il faut maitriser ces outils, les utiliser, beaucoup les utiliser. Et invariablement, on se dit au retour, en regardant la chronologie numérique, qu’il en manque encore, qu’il à des “trous”, des ratés, des oubliés…

Et puis enfin la dernière étape, la plus fastidieuse, et souvent la plus délaissée dès que le quotidien resserre son étau : le tri et le post-traitement.

En ce qui concerne la photo, les billets qui précèdent peuvent témoigner que ce la se passe assez bien. Pour la vidéo, c’est une autre histoire ! Car si une photo sortie brute de la carte mémoire peut parfois être diffusée telle qu’elle (mais c’est dommage, au minimum un petit recadrage), pour la vidéo il n’en est rien (les sites de partage Youtube & co prouvent le contraire, mais ces clips brut de fonderie n’intéressent pas grand monde).

Le casse-tête du montage

Il faut donc “dérusher” (terme franglais barbare qui signifie couper les parties inutiles d’une prise vidéo), assembler, traiter l’image, le son, titrer, gérer les enchainements de plans, trouver une sonorisation de fond, et exporter le tout dans un format qui soit du meilleur rapport poids/qualité que possible. Bref, du montage vidéo quoi 😉

Au-delà de la maitrise des logiciels de montage, il y a le matériel qui doit les faire tourner, et c’est là que le bât blesse ! Le déferlement de la vidéo HD accessible à tous ne sous-entend pas forcément que la moindre tentative de montage ne pourra pas se faire décemment sans un ordinateur puissant de dernière génération. Processeur, mémoire vive, et carte graphique doivent être dimensionnés dans l’esprit d’une machine dédiée au jeux récents et aux traitements lourds par exemple

Ce n’est pas encore mon cas (configuration Intel Sandy Bridge en vue dès que le chipset sera à nouveau disponible). Alors en attendant, il faut dégrader la qualité des vidéos et se résoudre à des montages simples, non exempts de saccades et autres petits défauts dus à l’encodage.

L’utilisation de la GoPro exige aussi de l’expérience. Un bon montage sur casque ou en ventral, un bon cadrage (sans écran de contrôle jusqu’à il y a peu), des angles variés, l’utilisation de plans fixes, souvent oubliés, la gestion de la batterie (une de rechange au minimum), des bips de mise en route (parfois inaudibles), etc.

Alors en attendant un ordinateur digne de ce nom pour le montage sérieux, voici déjà une première tentative de 10 minutes dans les escaliers de Manakamana (oui, ça bouge un peu 😉 ).

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